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Parcours : sport pour le moral
lundi 16 février 2009

L’activité sportive a démontré son efficacité pour soulager de nombreux problèmes psychologiques : stress, anxiété, prises de risque, fatigue, perturbation du sommeil, dépendances multiples, phobies sociales et troubles sexuels. En effet, l’exercice musculaire permet que s’exprime notre besoin fondamental de bouger : il nous reconnaît vivants par et dans notre corps. Nos mouvements fœtaux intra-utérins n’étaient-ils pas notre toute première preuve de vie ? Si être en vie échappe à notre décision, nous maintenir « en état de marche » est de notre devoir d’Homme !

Lorsque nous sommes en mouvement, notre conscience d’être au monde « pour de vrai » est une évidence, notre présence physique, « être à ce que l’on fait », s’impose et notre moral ne pose plus de questions !

Donc, une pratique sportive adaptée au mode de vie et à la personnalité de chacun, permet un mieux-être voire de l’accès à la performance. D’où la proposition d’un parcours « sport pour le moral ». Les étapes proposées accompagnent celui qui s’y engage dans la prise de conscience du rapport qu’il a à son corps. Par ces étapes composées de questions et d’exercices simples, nous pouvons à la fois évaluer, apprécier et entraîner « là où vous en êtes » de votre intérêt pour votre corps en mouvement. Cet état des lieux de la conscience « réelle » corporelle, est la base de la joie de vivre. Il aboutit pour chacun à une typologie ouvrant à des conseils d’activités sportives. Ainsi nous sommes confortés sur la stabilité de notre élan vital, nous pouvons affiner encore nos sélections et moduler nos activités : nous ferons notre menu « sport » en utilisateur averti !

La pratique sportive concerne notre moral

Effets attendus des valeurs du sport sur les tensions quotidiennes :

A/ Du « chacun chez soi » au « tous pour un, un pour tous »

B/ De la peur du vieillissement à la surprise devant de nouveaux potentiels

C/ Du « excusez-moi d’exister… » à la « fierté d’Artaban »

D/ D’une agressivité mal contrôlée au « cœur au ventre »

E/ De la différence des sexes à la stabilité infantile

F/ De l’inadaptation aux variations de temps et de rythmes à la découverte de la chronopsychologie

G/ De la lourdeur post-traumatique à la légèreté du contour de l’obstacle

H/ De la mésestime de soi à l’anticipation sûre

I/ D’une crispation gestuelle inutile à un tonus expressif et efficace

J/ D’une hyperactivité à une gestuelle organisée en signature

K/ D’une position de loser à celle de winner grâce à la transformation de l’énergie libérée par l’erreur

L/ Du refus de l’autorité au libre-arbitre

Parcours « Sport pour le moral »

Il s’agit d’apprécier sa propre hygiène de vie spontanée en passant deux étapes. Elles sont une information sur le niveau personnel d’hygiène du mouvement : comment se met-on en mouvement, comment installe-t-on une répétition gestuelle, comment gére-t-on ses accélérations et ralentissements, comment nous ajustons-nous aux mouvements des personnes comme de l’environnement qui nous entourent.

Le point de départ , le « top chrono » est donné par vous-même. C’est là où vous êtes, ici et maintenant, dans votre corps et votre moral sains. La santé est alors comprise comme « le silence des organes » (Leriche)

La première étape apprécie la réalité : « j’ai un corps » et interroge : « est-ce que je fais le poids ? »

La deuxième étape apprécie la réalité : « je suis mon corps » et interroge : « Suis-je à la hauteur ? »

L’auto-analyse de nos réponses à ces deux étapes :

- nous donne une information sur les composantes de votre qualité de vie actuelle en terme de bien-être. Ceci vous permet de découvrir vos points forts, vos points faibles, vos attentes de changement.

- nous permet de situer votre type kinesthésique dans l’une des quatre catégories suivantes :

1- la survie : « j’assure le minimum » ;

2 - l’efficacité de l’effort : « OK ! Cà marche ! » ;

3 - le défi enjoué (à l’aise) : « Chiche, je suis cap ! » ;

4 - l’excès (refuge) « C’est trop bien, j’y retourne ! ».

Enfin, cette auto-analyse dévoile votre originalité et votre vulnérabilité qui va servir de base pour vous orienter vers une pratique sportive apte à vous donner le moral.

Bienfaits spécifiques pour le moral de chaque classe de disciplines sportives.

Voyons comment les différentes disciplines sportives peuvent venir rééquilibrer spécifiquement une tension corporelle.

A/ COURSE

B/ MILIEU HOSTILE

C/ MECANIQUE

D/ INSTRUMENTAL

E/ ENDURANCE

F/ MILIEU NATUREL

G/INDIVIDUEL STATIQUE

H/ PREPARATION PHYSIQUE

I/SPORTS COLLECTIFS

J/SPORTS DE GLISSE

K/ SPORTS APPRECIES

A/ COURSE A PIED

Intensité constante, vitesse fonction du poids du corps et du relief

Tout ce qui est de l’ordre du déplacement ne faisant intervenir que les muscles squelettiques (jogging, marathon, marche…) permet de considérer le corps dans son déplacement naturel. Ces sports ont aussi un autre avantage : renforcer la conscience des appuis.

- déplacement naturel à vitesse humaine. Sont renforcées les compétences naturelles du corps, ainsi que l’harmonie des différents systèmes qui doivent automatiquement s’adapter à l’augmentation de la vitesse du métabolisme (augmentation des battements cardiaques, du rythme respiratoire, synergiques c’est à dire en même temps que l’augmentation du balancement des bras comme bien sûr du rythme de déplacement des jambes).

L’accent est mis sur un ressenti qui n’a pas besoin de s’expliquer, d’un corps essentiellement unifié, exactement à l’heure de l’instant qu’il est en train de vivre. Si l’une ou l’autre partie n’est pas exactement accordée, la chute est assurée. Cette expérience corporelle consolide l’aspect unique incontournable de chacune de nos existences. Elle permet de donner du poids et de l’intensité à la présence physique au monde.

- le fait de fonctionner à vitesse humaine reconnaît le corps dans ses limites, entre ses minimums et ses maximums programmés par sa condition humaine. La conscience de cette finitude consolide l’intime conviction de ce qui est bon ou mauvais pour soi. Cette connaissance permet d’effectuer un tri dans les stimulations venant de l’extérieur, qui sont soit en dehors des compétences de réception de la globalité du corps (des vitesses de déplacement supérieures à ce qui est réalisable musculairement sans instrument particulier), soit dans le spectre de compétence, mais dans une nécessité d’adaptation trop rapide ou trop lente par rapport à la globalité du métabolisme.

B/ SPORT EN MILIEU HOSTILE (plongée sous-marine, spéléologie …)

La pratique sportive se déroule dans un milieu à priori hostile pour l’homme. Cela veut dire que le corps humain n’est pas fait pour ce milieu. Ses besoins vitaux, biologiques comme psychologiques, ne peuvent y être assurés. L’appareil respiratoire de l’être humain n’est pas adapté à la respiration sous l’eau.

La première conséquence est que, pour investir ces milieux, un instrument est indispensable, et crée une dépendance vitale. Prenons l’exemple de la plongée : la respiration sur la bouteille d’air comprimé, par le biais du détendeur, est une dépendance vitale. Cet instrument reflète alors toute la valeur que l’on donne à sa propre vie.

L’éducation du plongeur passe par la connaissance de la physique hyper barique. Ce transfert de responsabilité vitale sur un instrument totalement maîtrisé par l’homme permet de renforcer la confiance que l’on peut avoir dans la vie, confiance souvent mise à mal après des traumatismes corporels (intervention chirurgicale, accident de la voie publique) ou psychologiques (deuils, mise à la retraite), qui ont fragilisé la croyance si structurante que la mort n’arrive qu’aux autres.

Le deuxième avantage de ces disciplines en milieu hostile est d’entraîner l’organisme humain au changement de milieu, au « passage de surface », dans tous les sens. On retrouve ce phénomène également dans une discipline comme le plongeon, où finalement l’entrée dans l’eau comme la sortie de l’eau sont les points d’achoppement de la technique. Cet entraînement ouvre le champ à la plasticité de l’adaptation et réactive les mémoires archaïques en sommeil. Ainsi éveillé, le patrimoine adaptatif de chacun est renforcé, et l’adaptation à l’imprévu devient plus souple, et même offre le plaisir d’exprimer un savoir être insoupçonné.

C/ SPORT MECANIQUE (cardio-training)

Les sports mécaniques se caractérisent par une dépendance vitale à un instrument, qui propulse le corps le plus souvent immobile à des vitesses supra naturelles (kart, moto, bobsleig etc…) La principale adaptation du corps dans ces circonstances concerne la tolérance des vibrations mécaniques comme des forces centrifuges par les chaînes osseuses et musculo-ligamentaires.

Le système optique doit également fonctionner dans un au-delà de sa compétence, puisqu’il n’est pas capable d’intégrer une vitesse de déplacement de l’environnement supérieure à 180 km/heure. Des simulations occulo-motrices sont nécessaires pour passer au-dessus de cette incompétence fonctionnelle, en créant des images mentales qui vont les remplacer au niveau du déclenchement des réflexes d’ajustement de la conduite. Ce travail de compensation par les images mentales est nécessaire dans d’autres disciplines (mais pas forcément en temps réel). Ainsi est entraîné le système optique humain limité à des sur-stimulations visuelles telles que les provoque notre environnement numérique et virtuel. L’adaptation optique à la grande vitesse est donc un entraînement au maintien d’une vigilance cognitive efficace, lors des sur-stimulations visuelles de la vie de tous les jours. En l’entraînant, on peut éduquer une sorte de sens critique visuel, qui permet, en particulier chez les jeunes, de respecter sa conscience humaine et de se protéger de la cyber-criminalité

D/ SPORT INSTRUMENTAL (Cyclisme…)

Vélo : intensité variable (30% énergie contre l’air) accélération tactique dans le cadre des échappées du peloton : importance de suivre sinon on est « planté ».

Le cycliste sans son vélo n’est pas un sportif, de même pour le tennisman, le golfeur etc…. Dans ce cas, l’instrument, véritable corps étranger, est intégré dans le corps neurologique du sportif comme une greffe. Le dialogue entre greffé et greffon est du même ordre qu’avec les greffes d’organes. Des périodes de rejet, des périodes d’hyper adaptation, peuvent se décrire. De même que la bosse de l’écrivain sur le doigt qui tient son stylo, le corps va se transformer autour de l’instrument du sport. Cette pratique permet de stimuler tout particulièrement l’accueil du corps étranger. Cet accueil renforce la position « féminine » de l’être humain, et permet de la valoriser quelque soit le sexe de la personne concernée ou la localisation du corps transformé par l’instrument sportif correspondant (la main de l’escrimeur….).

E/ SPORT D’ENDURANCE

Permet de travailler sur la durée d’une part et d’autre part sur la constance (concentration, persévérance) de l’effort. Exerce essentiellement la volonté, l’autonomie, la résistance à la douleur, et le « bon dosage » de libération d’énergie : qui veut aller loin ménage sa monture.

F/ SPORT EN MILIEU NATUREL (Escalade, VTT, Randonnée, Trail…)

Permet de travailler la relativité humaine dans le cosmos. A partir de cette référence apprentissage de l’environnement et des instruments comme un catalyseur de développement lieu d’expression de la grandeur humaine.

G/INDIVIDUEL STATIQUE (tir à la carabine)

Entraîne essentiellement la concentration et la maîtrise des excitations corporelles (sonores, stress physiologique dû au recul de l’arme …)

H/ PREPARATION PHYSIQUE / ECHAUFFEMENT /RECUPERATION

- connaissance des rituels précédant toute action

- alternance inévitable de moments de recharge et de décharge énergétique

I/SPORTS COLLECTIFS

L’art et la manière d’occuper sa place dans un groupe tout en respectant la place des autres. Travail sur les nuances du positionnement et les différences entre statut, rôle et fonction (postes) ; entre coéquipier, adversaire, remplaçant ; entre arbitre joueur, spectateur (supporter, media…) ;

J/SPORTS DE GLISSE

Gomme les discontinuité, rythme personnel différent du rythme de l’environnement : sportif seul maître à bord. Renforcement de la maîtrise et entraînement à des variations de vitesse et d’accélérations strictement auto-générées (donc non subies)

K/ SPORTS APPRECIES

Connaissance du body-language

Communication non verbale

Quantification de l’image du corps

L/ SPORTS D’OPPOSITION (body-boxing, judo)

- importance du corps à corps

Menu « sport » à la carte : Quel sport pour mon meilleur moral ?

Le but de leur pratique étant de stabiliser son bien-être corporel voire de l’amener à encore mieux être.

Etablissement d’un programme sportif individualisé : vers votre mieux-être

Suivi, évaluation et entraînement

Vers mon épanouissement

4 niveaux successifs :

- harmonie avec ses rythmes naturels

- agressivité et sérénité

- ouverture aux autres

- plénitude affective

 

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Messages de forum :
Parcours : sport pour le moral
dimanche 14 juin 2009
par Docteur Raphaël Benrubi.

1/ Vous êtes formidable : je suis émerveillé par la richesse que votre abord d’analyste apporte à ce problème si difficile du sport. Le sport est merveilleux, nous le constatons et nous ne savons pas le dire. Vous savez le dire.

2/ Le sport est un danger permanent pour la santé physique et morale. Surtout chez l’adolescent.

Pour le moral vous êtes mieux placée que moi.

Dans votre article - probablement parce que ce n’était pas le lieu - vous ne semblez pas dire le danger de l’assuétude aux endo-morphines.On pourrait aussi dire un mot de l’enfermement mental conduisant à l’impossibilité d’une vie de famille pour les sportifs qui travaillentet qui choisissent les entraînements le soir.

Pour le physique, le sport est un danger parce que le corps qui nous est confié à la naissance est le plus souvent de travers et que nous allons le conduire à l’arthrose en l’utilisant de travers (cf wwww.osteopathies.com ). Il est urgent qu’on ne considère plus les conséquences du sport comme des accidents. Il est urgent d’exercer une prévention en comprenant que le corps est un tout - même si cela gêne de savoir que Platon le disait déjà - et que tout les corps ne peuvent pas tout faire. Il faut examiner le sportif jeune et lui dire s’il peut faire le sport qu’il a choisi et quels sacrifices il devra faire, pas seulement la souffrance que représente la mise en condition, mais aussi la diététique, le mode de vie, etc.




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